

Des cultivateurs intuitifs ont remarqué des espèces plus prolifiques que d'autres et les ont "protégées", permettant à ces variétés de s'implanter et de fixer leur caractères.

D'aucuns prétendent que ce serait plutôt les moines, détenteurs du savoir, du pouvoir et de la sagesse, et bénéficiant surtout de la tranquillité nécessaire dans leurs monastères pour mener à bien cette tâche de longue haleine.

Les arbres ont une importance vitale à Notre Dame de l'Osier, en Isère, puisque la commune doit son nom au "miracle de l'osier sanglant" d'une part, et que c'est sur sa terre que
Nicolas Franquet a fait fructifier la célebre variété "Franquette" qui allait conquérir le
monde ...

Jusqu'au 18ème siècle, la multiplication se pratique uniquement par semis.
1755 - Duhamel Du Monceau - Traité des Arbres et arbustes qui se cultivent en France
" Les noyers ne se multiplient que par les semences. Néanmoins, un homme digne d'être cru m'a assuré qu'il en avait greffé avec succès... Monsieur le Marquis de la Galissonière a fait tenter ces greffes en fente, en couronne et en ecusson, mais sans succès..." | 1785 - Villars (botaniste grenoblois)- Histoire des plantes en Dauphiné
" Le noyer est commun dans notre province, àl'exception des endroits froids et déserts; on le cultive presque partout, mais en plus grande quantité dans la vallée de Gap; il est à juste titre le roi des arbres, par la grosseur de son tronc, l'etandue et l'elevation de ses branches, par l'utilité de son bois, et principalement par l'excellence de son fruit : l'huile qu'on en tire supplée au défaut de celle d'olive, dans les lieux où l'olivier ne peut subsister; il serait bien à désirer qu'il fût moins hâtif : les froids de printemps lui nuisent souvent;
le public devrait, comme en Suisse, s'attacher à greffer par préference la variété D (Nux Juglans fructua serotino ) dont la noix ne se developpe que dans le mois de mai ou de juin. " |